le Clos des Fées

Construit par Louis Besnard, fils naturel de « la belle Ernestine »
et du peintre Albert Besnard (1849-1934),

puis anciennement occupée par une congrégation religieuse,

en piteux état d’abandon malgré une belle qualité ornementale,

dans laquelle on retrouve les beaux silex noirs caractéristiques de la région havraise

 Louis BESNARD

  •  
  • Né en 1873 – ÉTRETAT 76
  • Décédé le 3 mai 1962 (jeudi) – PARIS 75, à l’âge de 89 ans
  • Saint-Jouin de Bruneval, le Clos des fées
  • Une curieuse résidence du début du 20ème siècle,
  • Le clos des fées » au style inspiré par l’architecture haussmannienne.
  • construite par Louis Besnard, fils naturel de « la belle Ernestine » et du peintre Albert Besnard (1849-1934),

Louis Besnard

Architecte et maire de Saint-Jouin-Bruneval de 1912 à 1924.

Contestataire , il tient absolument à ce que son château dépasse en hauteur le clocher de l’église toute proche

Grâce à un héritage, Louis Besnard acquiert en 1902 les restes du manoir du Clos du Fées. Une belle demeure typique du Pays de Caux, entre briques et silex, idéalement placé dans le bourg. Architecte, Louis Besnard fait construire tout autour du manoir un véritable palace entre 1904 et 1924. En 1924,  « le château est racheté par l’administration du casino et des roches blanches d’Étretat, raconte François Auber.  Ce sera le début d’une succession de dégradations ».  De 1935 à 1980, le château est acquis et transformé en maison de vacances par l’association charitable des Dames de la Providence et du bon Pasteur de Sanvic.

L’histoire du Clos des Fées, en référence à la  « lande broussailleuse, isolée en ce bord de falaise » ou à  « des ombres fantômales » selon l’ouvrage d’Edward Montier, remonte à la fin du XIXe siècle.

À cette époque, Ernestine Aubourg tient une auberge réputée à Saint-Jouin-Bruneval, où les célébrités parisiennes défilent. De Maupassant à Dumas en passant par Courbet et Corot.  « La belle Ernestine croise Albert Besnard, un grand peintre parisien,  relate Walter Walbrou.  De cette rencontre naît Louis Besnard. 

Paul Albert BESNARD

https://issuu.com/baranes/docs/albert_besnard_modernites_belle_epo_a176a7a0f7ad07

Albert Besnard, né le 2 juin 1849 à Paris, où il est mort le 4 décembre 1934

De leur rencontre et union éphémère, naquit un fils, Louis Besnard. Puis, se séparant, Ernestine éleva l’enfant et poursuivit son activité hôtelière à Saint Jouin. Quant au père, Albert Besnard, il poursuivit sa carrière de peintre à Paris, et connut alors la gloire

https://www.st-jouin-bruneval.fr/histoire/auberge-de-la-belle-ernestine/

https://issuu.com/baranes/docs/albert_besnard_modernites_belle_epo_a176a7a0f7ad07

La Belle Ernestine repose aux côtés de Louis Besnard, son fils et d’ Henriette Rouvenat, veuve Lourdel, mère adoptive de sa belle-fille.( http://www.xn--caltesdesign-zdb.fr/lecotedalbatre/archives/22744 )

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/saint-jouin-bruneval-le-clos-des-fees-pourrait-etre-rehabilite-6094741

Des vitres brisées, une toiture déchirée, de la végétation sur les murs… Depuis le centre bourg de Saint-Jouin-Bruneval (Seine-Maritime), le château du Clos des Fées fait peine à voir.

il y règne comme une ambiance de château hanté. « C’est le royaume des pigeons et des chouettes

Son histoire est pleine de mystères : il a appartenu à des religieuses hébergeant un orphelinat qui a accueilli des centaines de petits Havrais, il faut savoir qu’il y aurait eu un meurtre en ces lieux, le cuisinier aurait étranglé un des enfants… Il a également servi d’hospice pour les soldats allemands blessés pendant la Seconde Guerre mondiale. Info Facebook (Défense du patrimoine Français)

http://manouedith.canalblog.com/archives/2007/11/08/6821179.html

Ce château était un orphelinat pendant le guerre. Beaucoup de petits Havrais y ont vécu  pendant cette période, soit parce que leur quartier était évacué, soit parce qu’ils avaient perdu leurs parents.

Depuis 1984, le Clos des Fées appartient à Xavier Maillet. Âgé de 75 ans, cet homme souhaite aujourd’hui vendre le château :  « J’avais acheté ce château pour en faire un hôtel-restaurant. Mais j’ai rencontré des difficultés pour faire mon activité, notamment avec les mairies précédentes. Désormais, je veux récupérer mes billes et partir. »

Xavier Maillet, qui avait fait la Une de plusieurs journaux dans les années 1990 pour avoir vécu avec un lion, pourrait bientôt ne plus se faire appeler le châtelain.

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