VEULES LES ROSES

Village de mon enfance

Veules les Roses
Le plus petit fleuve de France 1149 mètres
Pêcheurs , meuniers , cultivateurs, tisserands
L’un des plus anciens villages du pays de Caux
Riche patrimoine et son cadre boisé
Moulins, chaumières fleuries, église classé monument historique, plage de sable
Écoutez chanter l’eau dans les roues des moulins
Quand Victor Hugo était chez Paul Meurice, sa promenade favorite était le bord de la Veules

Mon école

La Bataille de Veules les Roses

La Bataille de Veules les Roses

Nous sommes en juin 1940, le 6 juin plus exactement, pendant une heure, les avions allemands vont bombarder les navires qui croisent au large.

Des combats entre les Allemands qui avancent et les troupes françaises et britanniques qui tentent de se replier vers la côte pour embarquer vont êtres très violents. Saint Valéry en Caux et Veules les Roses sont bombardées par les divisions blindées. Le 11 juin 15000 hommes moitié Français, moitié Britanniques tentent d’arrêter les Allemands commandé par le général Rommel, mais en vain. Ceux qui peuvent embarquent pour l’Angleterre mais beaucoup sont faits prisonniers, 40 000 hommes qui rejoindront les prisons et les camps. Parmi, les prisonniers, des généraux tel Ilher, Vauthier,Fortune, Chanoine…

Saint Valéry et Veules ne sont plus que des villes en ruine. C’est le début de l’occupation pour ces villages du pays de Caux


LE TRAGIQUE DESTIN DU «CERONS» Le 8 Juin 1923, le «CERONS» est mis en service par la compagnie Worms du Havre. Il a été construit aux Ateliers et Chantiers de la Seine Inférieure. C’est un cargo de 66 mètres de long et 10 mètres de large. En septembre 1939, il devient patrouilleur auxiliaire et est armé de quatre canons de 100mm, deux de 35mm, six mitrailleuses et d’un lot de quarante grenades sous-marines ; il prend alors le nom de P21. Le 10 juin 1940, les allemands ont attaqué Fécamp qui s’est défendu vigoureusement pendant 24 heures. Le 11 juin, la 7ième Panzer de Rommel progresse à une vitesse déconcertante. Les forces des généraux , environ 50 000 hommes descendant de la Somme, sont maintenant cernées, elles se sont formées en carré pour assurer, dans la mesure du possible l’embarquement des troupes par Saint Valery en Caux et les plages à l’est jusqu’à Veules. La même tragédie que celle de Dunkerque est en train de se dérouler. Le 11 juin au soir, une flottille quitte précipitamment Le Havre, miné et bombardé, pour participer au sauvetage des troupes. Une trentaine de navires, sous les ordres du commandant de «L’ANDRELOUIS» en tête, le patrouilleur P21 CERONS et derrière celui-ci, le SAUTERNES prennent la mer. Le 12 à l’aube, St Valery est occupé par l’ennemi, au pied des falaises, des groupes fuient sous la mitraille se hâtant vers Veules les Roses, des hommes descendent du haut de la falaise à l’aide de cordes ou de ceinturons. Tous les regards scrutent le large… «Des bateaux» !!! Ce cri fait trainée de poudre d’un groupe à l’autre, un espoir détend les gorges serrées. Deux patrouilleurs viennent de mouiller à 300 mètres : le SAUTERNES et le CERONS. Ce dernier s’approche près de la côte et tout de suite met à l’eau ses deux baleinières, le youyou et une chaloupe. IL est 5 heures du matin, à raison de cinquante hommes par voyage, il faudra trois heures pour que le CERONS embarque 300 hommes. Pendant ce temps la mer va baisser et le jour se lever : il faut donc aller plus vite que ces deux ennemis : l’artillerie allemande qui va s’installer sur la falaise et le jusant qui peut entrainer l’échouage. Le maitre à bord, le capitaine au long cours Lucien Eve doit penser à tout et à tous. Pour réconforter ces hommes qui vont arriver épuisés, le «cuistot» va préparer des bassines de café bien chaud. Dans un ciel gris et bas les premiers obus tombent. Les pièces allemandes sont à 7 000 mètres à l’ouest de Veules sur une falaise de cinquante mètres de hauteur. Le CERONS riposte avec ses canons de 100 ; deux batteries ennemies de 105 sont réduites au silence. Pendant cette lutte au canon, 300 hommes sont arrivés à bord, il est 7 heures et les troupes ennemies apparaissent de toutes parts sur la falaise. Le timonier annonce cinq mètres de fond, il faut appareiller d’urgence. L’ancre est hissée, la barre mise à gauche toute, la machine en avant, mais juste une simple secousse se produit, l’hélice remue du sable, le bateau ne décolle pas, il vient de s’échouer sur l’un des bancs de galets qui se forment dans ces parages. Les trois cents hommes qui se croyaient déjà sauvés prennent peur. Le commandant demande alors par signaux le concours du SAUTERNES, qui se hâte pour apporter toute son assistance et tenter de désechouer le CERONS malgré le danger de s’échouer à son tour, mais il ne peut que prendre à son bord les 300 soldats. Le feu de l’ennemi s’intensifie. Le commandant Eve ne se fait pas d’illusion sur le dénouement, aussi fait-il brûler ses documents secrets. Toute l’artillerie ennemie concentre son tir sur l’héroïque patrouilleur qui rend toujours coup pour coup. Des marins tombent : Le Cer, chauffeur, tué ; les canonniers Mayer et Gisquet, blessés. La coque avant est crevée a l’aplomb du canon de 100, à tribord, deux autres tirs percent la passerelle. Les bateaux sauveteurs ont pu s’éloigner, le sacrifice du CERONS a atteint le but recherché au prix de quatre heures d’un combat héroïque et efficace. Maintenant l’évacuation s’impose : l’ordre en est donné à 10h. Machines, chaudières et munitions sont misent hors service ;

«CERONS» Une partie des hommes gagne la terre à pied n’ayant de l’eau que jusqu’à mi corps, les autres s’entassent dans des chaloupes et tentent de prendre le large. L’évacuation, sous le feu de l’ennemi est aussi dramatique : trois morts de plus et sept blessés. Le capitaine Eve quitte le bord le dernier, comme il se doit, mais en cours de route, le capitaine en second : Yves Grouselle et le cuisinier Jacquinot s’avisent qu’une mitrailleuse n’a pas été jetée à l’eau ; ils reviennent à bord, font le nécessaire et rejoignent leurs camarades arrivés à terre. Ils sont avec eux, faits prisonniers par un ennemi qui leur témoigne une particulière déférence. En colonne, les prisonniers remontent le long de la falaise, en direction de Sotteville sur mer, après un quart d’heure de marche sur le chemin des douaniers, à l’endroit où les chars pilonnaient encore le navire peu de temps auparavant, retentit soudain une formidable explosion qui fait tressaillir tout le monde : le CERONS est à jamais anéanti. La fourragère avec olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre (1939- 1945) a été remise au P21 CERONS le 23 août 1946. Sources : «La victoire des convois» de Maurice Guierre / «Parcours sous les drapeaux» Yves Grouselle, ex-officier en second du P21 CERONS.. MEMORIAL DU CERONS L’épave du CERONS est encore visible par basse mer. Lors d’une intervention de déminage, les plongeurs de la marine nationale ont extrait et donné à la commune les deux canons de 100 restant sur l’épave. Ces pièces sont aujourd’hui exposées sur la falaise d’amont, l’une au sol et l’autre reposant sur son socle. Ce mémorial érigé en souvenir des marins du CERONS tombés au combat a été inauguré par Jean-Claude Claire lors d’une cérémonie très émouvante en juin 1998. Assistaient alors, parmi les invités, des marins du CERONS, ou leur famille : MM. Gourbeau : mécanicien et Edde : maitre canonnier, Mme Fournier veuve du maitre manœuvrier et les deux filles du matelot cuisinier Mr Jacquinot. A l’occasion du 70° anniversaire des tragiques événements de juin 1940, une journée du souvenir sera organisée le 12 juin prochain, en collaboration avec nos amis Valeriquais. L’officier en second du CERONS : Monsieur Yves Grouselle, sera parmi nous, il l’a promis, son témoignage sera sans doute un grand moment d’émotion pour tous ; mais il est âgé de quatre-vingt quinze ans et habite Brest. Monsieur Grouselle a été élevé au grade de Chevalier de la légion d’honneur par Mme Alliot–Marie (ministre de la défense) le 13 novembre 2007. D’autre part, il a rédigé un livre qui décrit avec précision la perte du CERONS et la façon dont tous les membres de l’équipage ont été faits prisonniers.

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